Actualités / Evénements

Dimanche 12 février 2012 - Nouvelle mise à jour

Merci de noter que le groupe de parole du Dr. Amarilli a été repoussé au mercredi 22 février

Vous trouverez ci-dessous la mise à jour des sujets suivants:
Au paragraphe "Nouvelles brèves": l'annonce d'une conférence du Dr. Jack Foucher et la création d'un GEM (Groupe d'Entraide Mutuelle) à Sarre-Union
La présentation de la réforme de la loi psychiatrique (sujet important à connaître)
Le rôle de la Commission Départementale des Soins Psychiatriques (CDSP)

Mercredi 28 décembre 2011 - Soutenez l'UNAFAM : Cotisations 2011-2012

L’activité de l’UNAFAM est essentiellement assurée par des bénévoles qui acceptent de mettre leur expérience au service de toutes les familles qui sollicitent de l’aide.
La force de l’association réside dans le soutien à ses adhérents et l’engagement de ses bénévoles. Elle a aussi besoin de moyens pour fonctionner et agir.
Vous n’êtes pas encore adhérent où vous l’êtes déjà.
Vous n’avez pas encore réglé votre cotisation 2011, aussi nous vous demandons d'avoir l'obligeance de régulariser cet oubli en nous envoyant votre chèque. Merci.
Vous avez pu apprécier nos cycles de conférences, nos groupes de parole animés par des psychiatres.
Vous voulez soutenir notre action, financièrement…vous pouvez adresser votre cotisation, vos dons à l’adresse suivante:
UNAFAM, 34 Route de la Fédération - 67100 Strasbourg Meinau
Tél.: 03 88 65 96 40
Unafam67@orange.fr.

Notre mission:
Accueillir, écouter, soutenir, conseiller, accompagner les proches des personnes souffrant de maladies psychiques. Entraide et information pour les amis et familles de malades psychiques.

N’hésitez pas à soutenir l’UNAFAM en renouvelant votre cotisation

Dimanche 12 février 2012 - Calendrier des groupes de parole

Nouveau groupe de parole:
Dans le cadre de notre organisation, nous projetons de créer un nouveau groupe de parole à Saverne.
A cet effet, nous mettrons en place une permanence (dans l’après midi) de 14 h 30 à 16 h 30.
Vous serez informés du lieu de cette permanence, dès que la Mairie nous aura attribué un local.
Les personnes intéressées peuvent nous contacter et éventuellement s’inscrire auprès du secrétariat de l’Unafam :
34, route de la Fédération
67100 Strasbourg Meinau
Tél : 03 88 65 96 40


Groupe n° 1 : Docteur FONTAA
À la Maison des Sociétés, 1 rue de la Patrie à Schiltigheim.
Prochaine réunion: mercredi 1er février à 19h00.

Groupe n° 2 : Docteur LANG
À l'Unafam, 34 route de la Fédération à Strasbourg - Meinau.
Prochaine réunion: mardi 7 février à 18h00..

Groupe n° 3 : Docteur AMARILLI
À l'Unafam, 34 route de la Fédération à Strasbourg-Meinau.
Prochaine réunion: mercredi 22 février à 16h45.

Groupe n° 4 : Docteur VELASCO
10a Rue du Presbytère à Sarre-Union
Prochaine réunion: vendredi 2 mars 2012 à 17h15.

Groupe n° 5 : Docteur DIVINÉ
Au Centre Médico Psychologique, 10 Rue du Général Gouraud à Obernai.
Prochaine réunion: mercredi 22 février à 18h00.

Groupe n° 6 : Docteur COUJITOU
À l 'Annexe de la Mairie, 5 rue des Casernes à Bischwiller
Prochaine réunion: mardi 14 février à 18h00.

Groupe n° 7: Troubles bipolaires : Professeurs Gilles Bertschy et Frédérique Bacqué (groupe ouvert)
À l'Unafam, 34 route de la Fédération à Strasbourg-Meinau.
Prochaine réunion: jeudi 16 février à 18h00
(Ce groupe de parole a été créé dans le cadre d’un partenariat entre l’UNAFAM, en concertation étroite avec notre Président, Monsieur François JACOB, le Professeur Gilles BERTSCHY, Chef du Service de Psychiatrie II aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et Mme le Professeur Marie-Frédérique BACQUÉ de la Faculté de Psychologie de Strasbourg.)

Groupe de familles :
À la Résidence "Les Tuileries - Musau" 14 Rue de Gerstheim, Strasbourg.
Prochaine réunion: jeudi 23 février de 14h00 à 17h00

Mercredi 28 décembre 2011 - Nouvelles brèves

-1- Conférence

“Les techniques d’électro-stimulation : un espoir pour les malades psychiques.”

Mardi le 31 janvier 2012 à 18h00
Centre Culturel Marcel Marceau
Place Albert Schweitzer

Conférence du Dr Jack Foucher praticien hospitalier en Psychiatrie 1 et en neurophysiologie Hôpital Civil de Strasbourg.
Stimulation magnétique transcrânienne, stimulation transcrânienne par courants continus, stimulation du nerf vague, électro et magnéto convulsivothérapie où encore stimulation cérébrale profonde, autant de techniques issus de la recherche qui sont en train de trouver leur place dans l'arsenal thérapeutique des pathologies psychiatriques.

Qu'est-ce qui se cache derrière ces noms ?
Que faut-il attendre de ces techniques ?
Quels dangers mais aussi de quels formidables espoirs sont-elles porteuses

-2- GEM Maison Bleue Sarre-Union / Alsace Bossue

L'association Espoir Alsace Bossue, autour de laquelle fonctionne le groupe de paroles animé par le Docteur Velasco, vient d'obtenir auprès de l'ARS Alsace l'agrément pour l'ouverture d'un GEM (groupe d'entraide mutuelle).

Elle vient de recruter un animateur en la personne de Monsieur Jérôme Gonzalez. Le GEM a démarré officiellement le 5 décembre 2011 au 10a, rue du Presbytère à Sarre-Union.

C'est un bel aboutissement en cette période de Noël pour cette association qui se bat dans ce sens depuis 2009.

L'objectif du GEM est d'offrir un espace d'accueil, de partage et de rencontre à des personnes souffrant d'inactivité, de solitude ou de difficultés de relations et ainsi à travers les liens qu'elles pourront tisser les aider à retrouver un sens à leur vie.

Ce GEM s'adresse en priorité aux personnes originaires des cantons de Drulingen, La Petite Pierre, Sarre-Union et Bouxwiller. L'association est parrainée par l'Unafam 67 et l'association «Les Invités au Festin».

Pour tous renseignements, vous pouvez vous adresser à M. Adam Michel au 06 85 30 89 74.

-3- Relations difficiles entre parents et psychiatres

Nous recevons depuis quelque temps des remontées de familles étant mal ou pas reçues par les psychiatres – praticiens – hospitaliers soignant leur proche.
Notre rôle, en tant qu’association, est de défendre les intérêts de nos adhérents. C'est pourquoi nous vous demandons à nous signaler soit par courrier,soit par téléphone ou en venant nous voir, les incidents pour que nous puissions contacter les Chefs de Service concernés.
Nous attendons vos témoignages.


Mercredi 28 décembre 2011 - La Réforme de la loi pychiatrique : 8 points-clés pour vous guider

Adoptée le 22 juin 2012, la loi relative aux droits et à la protection des peronnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge sera applicable à compter du 1er août 2011.

Ce qui ne change pas :
Les soins libres
Les deux procédures de contrainte distinctes : à la demande d’un tiers ou sur décision du préfet
Les dispositifs d’urgence sont maintenus


S’il est impossible de recueillir une demande de tiers et qu’il y a “péril imminent”, le directeur de l'établissement peut désormais prononcer une mission.
Désormais, le directeur peut aussi s’opposer à la levée de soins demandée par un tiers.

Les personnes en soins psychiatriques à la demande d’un tiers et sur décision du préfet peuvent être prises en charge hors hospitalisation complète ( HC).
Ce n’est donc plus l’hospitalisation qui est imposée mais les soins. Le psychiatre décide du cadre de ces soins (en hospitalisation complète ou sous une autre forme : hospitalisation partielle, consultations, ateliers).
Si le patient est pris en charge dans un cadre autre que l'hospitalisation complète, il bénéficie d'un programme de soins précisant les types de soins, les lieux de leur réalisation et de leur périodicité

Durant la période initiale de soins et d'observation la décision de soins sans consentement est déjà prise ; un certificat médical d’un psychiatre à 24 heures confirme la nécessité de la mesure et, dans les 72 heures, un second certificat propose, si la mesure est maintenue, le cadre de la prise en charge (hospitalisation complète ou forme alternative), ainsi que le programme de soins, le cas échéant.

Le JLD exerce un contrôle systématique au plus tard au bout de 15 jours d’hospitalisation complète continue , puis au plus tard au bout de 6 mois d’hospitalisation complète continue, ou à tout moment sur saisine facultative.
Le juge valide ou invalide la mesure en cours mais il ne peut la modifier lui-même.S’il décide de lever l’hospitalisation complète (HC), il peut acter que cette levée ne produira effet qu’à l’issue d’un délai de "..." (NDLR: à préciser) maximum. Et cela afin que l’équipe médicale puisse enclencher si nécessaire un programme de soins.

Ces dispositions concernent les personnes hospitalisées pour irresponsabilité pénale ou en unité pour malades difficiles (UMD), mais aussi les personnes hospitalisées sur demande du représentant de l’Etat qui ont connu ce type d’antécedents au cours des 10 années précédentes.
Lorsque le psychiatre envisage une fin d'HC pour un tel patient, un collège de soignants rend un avis destiné à éclairer le préfet. Ce collège est composé:
Du psychiatre du patient
D'un autre psychiatre
D'un membre de l'équipe pluridisciplinaire qui prend en charge ce patient (infirmier, cadre de santé, psychologue, assistant social...).

Deux types de désaccords bénéficient de dispositions spécifiques:
Le psychiatre demande la transformation de l'HC en forme alternative à l'HC, c'est-à-dire l'enclenchement d'un programme de soins(ex.: sortie d'essai). Si le préfet n'est pas d'accord, le directeur demande immédiatement un deuxième avis de psychiatre
Si les deux avis médicaux sont identiques, le préfet doit suivre ce double avis. Si le deuxième avis est différent, le préfet peut maintenir l'hospitalisation complète.
Le psychiatre demande la fin de l’HC sans programme de soins (sortie sèche). Si le préfet n'est pas d'accord, le directeur demande un 2e avis de psychiatre. Si les deux avis sont identiques le préfet suit le double avis. Si le 2ième avis est différent et que le préfet souhaite maintenir l’hospitalisation complète, il en avise le directeur de l'établissement qui saisit immédiatement le juge de liberté et de détention.

L'information des patients sur leurs droits et voies de recours est renforcée et leurs observations sur les décisions les concernant sont recueillies.
Les sorties de courtes durées sont rendues faciles pour les ex-HDT ( hospitalisation à la demande d’un tiers). Le patient pendant ses sorties peut désormais être accompagné par un membre de sa famille ou sa personne de confiance.
Les mesures de soins psychiatriques sur décision du directeur de l’établissement (suite à une demande d’un tiers ou en cas de péril imminent) de plus d’un an font l’objet d’un examen par un collège tripartite.
Les missions des commissions départementales des soins psychiatriques (CDSP) sont recentrées sur les situations les plus sensibles : Cas de péril imminents ( sans tiers) et soins psychiatriques sur décision du directeur de l'établissement ou sur décision du préfet depuis un an.
Un rapport annuel est transmis au contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Les établissements chargés d'assurer la mission de service public “ soins psychiatriques”sont désignés par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS)pour chaque territoire de santé après avis du préfet.
Si un patient est accueilli en urgence dans un établissement non habilité à traiter ses patients sous contrainte, il est transféré vers un établissement habilité selon des modalités prévues par convention, au plus tard sous 48 h.
L’ARS définit sur chaque territoire de santé en lien avec l’ensemble des partenaires de santé un dispositif de réponse aux urgences psychiatriques et organise les modalités de transport.
Pour assurer le suivi et la réinsertion des personnes sous programme de soins, les modalités de collaboration entre le directeur de l'établissement , le préfet, le directeur général de l'ARS et les collectivités territoriales sont définis par convention.

Mercredi 28 décembre 2011 - Commission Départementale Des Soins Psychiatriques ( CDSP )

Cette commission se compose de :
- Deux psychiatres
- Un magistrat
- Deux représentants d’associations
- Un médecin généraliste

Quel est le rôle de cette commission ?

- Être informée de toute décision d’admission en soins psychiatriques, de tout renouvellement de cette décision et de toute décision mettant fin à ces soins.
- Recevoir les réclamations de personnes faisant l’objet de soins psychiatriques.
- Examiner, si besoin, la situation des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques après admission à la demande d'un tiers, ainsi que de toutes celles dont les soins se prolongent au-delà d'une durée d'un an.
- Saisir, si besoin, le représentant de l'État dans le département, de la situation des personnes qui font l'objet de soins psychiatriques en hospitalisation d'office.
- Visiter les établissements, vérifier les informations figurant sur les registres et s'assurer que toutes les mentions prescrites par la loi y sont portées.
- Adresser chaque année son rapport d'activités au juge des libertés et de la détention, au représentant de l'État dans le département, au directeur de l'agence régionale de santé, etc...
- La commission peut proposer au juge des libertés et de la détention, selon les modalités de la loi, d'ordonner la levée de la mesure de soins psychiatriques dont une personne fait l'objet.
- Statuer sur les modalités d’accès aux informations de toute personne admise en soins psychiatriques.

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Samedi 5 novembre 2011 - Un nouveau service de l'UNAFAM Bas-Rhin

Dans le cadre des soutiens aux familles, l’UNAFAM s’est assurée les services d’une juriste (droit des familles). Pour un entretien avec la juriste, prenez rendez- vous au secrétariat de l’Unafam les lundis et jeudis de 14 h 30 à 16 h 30.

Lundi 26 septembre 2011 - Centre Expert Schizophrénie en Alsace

•Qu’est-ce qu’un Centre Expert en santé mentale ?

C’est un centre de consultations spécialisées dans une des trois pathologies : troubles bipolaires (autrefois nommés « psychoses maniaco-dépressives » ou « maladies maniaco-dépressives »), schizophrénie et autisme de haut niveau (syndrome d’Asperger).
Le centre expert a pour rôle d’aider à l’évaluation diagnostique (psychiatrique, somatique, psychologique, sociale et professionnelle) et à la prise en charge thérapeutique de patients présentant une de ces trois pathologies psychiatriques et adressées par des généralistes, des psychiatres du privé ou du public, des centres ressources.
En complément de cette mission d’aide au diagnostic et à la prise en charge thérapeutique principalement pour des cas complexes, le centre expert peut être amené à faire des recherches sur les mécanismes étiologiques sous-tendant ces pathologies et à engager des études de nouvelles stratégies thérapeutiques. Il devient un lieu privilégié pour articuler les soins et la recherche. Le centre expert est labellisé par la fondation FondaMental, premier réseau national thématique de recherche et de soins (RTRS) en santé mentale coordonné par le Professeur Marion LEBOYER Cliquer sur le lien: Fondation FondaMentale

• Quels sont ces Centres Experts à ce jour ?

Il existe aujourd’hui 22 Centres Experts en France et à Monaco organisés en trois réseaux spécialisés dans chacune des pathologies psychiatriques :

• 9 Centres Experts dédiés aux troubles bipolaires : Aquitaine : Centre Hospitalier Charles Perrens, Bordeaux ; Ile de France : Hôpital Fernand Vidal, Paris, Hôpital André Mignot, Le Chesnay, Hôpital A. Chenevier, Créteil ; Languedoc-Roussillon : Hôpital Lapeyronie, Montpellier ; Lorraine : CHU Nancy ; Provence-Alpes-Côte d’Azur : CHU Marseille ; Rhône-Alpes : CHU Grenoble ; Monaco.

• 8 Centres Experts dédiés à la schizophrénie : Alsace : CHU Strasbourg ; Auvergne : CHU Clermont-Ferrand ; Ile-de-France : Hôpital André Mignot, Le Chesnay, Hôpital Louis Mourier, Colombes , Hôpital A. Chenevier, Créteil ; Languedoc-Roussillon : Hôpital La Colombière, Montpellier ; Provence-Alpes-Côtes d’Azur : CHU Marseille; Rhône-Alpes : Centre Hospitalier Le Vinatier, Bron.

• 5 Centres Experts dédiés au syndrome d’Asperger : Aquitaine : CHS Charles-Perrens, Bordeaux ; Ile-de-France : Hôpital Robert Debré, Paris ; Hôpital A. Chenevier, Créteil ; Rhône-Alpes : CH Saint Jean de Dieu, Lyon, CH Saint-Egrève.

• Centre Expert Schizophrénie en Alsace (contact : Elisabeth Ehrler - Tél. 03 88 11 52 47)
Une consultation d’avis, d’évaluation et de traitement dédiée aux personnes souffrant de troubles schizophréniques et apparentés a ouvert en 2007 à l’initiative du Pr Jean-Marie Danion au sein du pôle de psychiatrie du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Strasbourg, ainsi qu’au sein du Centre Hospitalier de Rouffach. Le centre expert est aujourd’hui dirigé par le Pr Pierre Vidailhet (en lien avec le Dr Yann Hodé du CH de Rouffach).

Organisation

Il s’agit d’une structure régionale non sectorisée, pluridisciplinaire s’adressant à des patients ambulatoires.
Les équipes pluridisciplinaires spécialisées se composent de psychiatres et de pédopsychiatres, de neurologues, de physiologistes, de psychologues et de neuropsychologues.

Objectifs et orientation

Les objectifs de ce centre expert sont de faciliter et d’accélérer le diagnostic, de lutter contre la stigmatisation, d’améliorer la prise en charge, de donner accès à l’information et aux traitements innovants (par exemple, la Stimulation Magnétique Transcrânienne et la Remédiation Cognitive), de développer la recherche (participation de patients à des études…)

Mode d’accès

Les patients sont adressés par leur médecin référent (psychiatre, médecin généraliste, spécialiste..) qui souhaite une aide, soit générale concernant le diagnostic ou la prise en charge du patient, soit plus spécifique sur une question précise ou complexe.
Les réalisations concrètes à ce jour : évaluations cliniques, biologiques, cognitives, partenariat avec les médecins, les structures d’insertion sociale et professionnelle…
Les projets :
Le Centre Expert Schizophrénie pourrait devenir, à terme, un lieu d’expertise susceptible d’être sollicité par diverses instances telles que la MDPH.
Françoise Malavielle (Correspondante Recherche Unafam67)

Lundi 26 septembre 2011 - Le mandat de protection future

Souvent présenté comme une des innovations essentielles de la loi du 5 mars 2007, le mandat de protection future permet à chacun d’entre nous de préparer les conditions de sa protection éventuelle lorsqu’il aura perdu la capacité à décider par lui-même.

Le mandat de protection future n’est pas destiné à permettre une protection efficace d’une personne en épisode maniaque en raison d’une procédure ayant besoin du passage par le greffe du tribunal d’instance ainsi qu’un examen préalable par un des médecins spécialistes prévus par la loi. Son objet est bien plutôt de préparer l’avenir en cas de dégradation de ses facultés intellectuelles et de pouvoir en fait dé gner une personne dont la mission se rapproche de celle d’un tuteur.

Très pratiquement, toute personne majeure ou émancipée, y comprise sous curatelle, mais alors avec l’aide du curateur, peut conclure un mandat de protection future.
Il en est de même du dernier vivant des pères et mères d’un enfant mineur ou handicapé dont il assume la charge matérielle et affective.

Le mandat peut être conclut par acte notarié ou sous seing privé.

Cette mesure nouvelle correspond à une faculté pour chacun d’entre nous d’envisager une sorte de « testament » prenant effet lorsqu’il n’est plus apte à exprimer sa volonté. Elle répond à une demande ancienne des parents d’enfants handicapés qui, jusqu’à maintenant, n’avaient pas la possibilité de participer de leur vivant à la désignation du tuteur nécessaire pour leur enfant après leur décès.

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Samedi 13 novembre 2010 - Comprendre les schizophrènes

600 000 français souffrent d’un trouble schizophrénique. Leur vie implique la mise en place d’un maillage social et familial important.

"Au téléphone, mon fils ne reconnaissait plus ma voix" se souvient Sophie, maman de Bastien 19 ans schizophrène, "il me prenait pour une étrangère".
"J’avais des problèmes de concentration, je perdais la mémoire" rapporte de son côté Marion 27 ans, "je me sentais bizarre dans ma tête et dans mon corps".


L’entrée dans la maladie se fait d’une manière brutale et insidieuse. La personne schizophrène éprouve des difficultés pour établir des relations simples et de confiance. Elle est convaincue que son entourage lui veut du mal et a tendance à se replier sur elle-même, voire devenir agressive.

Des symptômes alarmants
Par ailleurs, l’entourage remarque les troubles du sommeil, un manque d’enthousiasme pour la gestion du quotidien, un laisser-aller côté hygiène et des difficultés relationnelles. Comme la schizophrénie touche surtout le jeune entre 15 et 25ans, on a tendance à l’assimiler à une grosse crise d’adolescence, ce qui entraîne un retard du diagnostic. La maladie s’installe alors dans la durée et devient chronique avec des périodes de stabilisation et des épisodes marqués par des idées délirantes, le sentiment d’être sous influence, « l’imagerie médicale permet de mieux visualiser les zones du cerveau où un « mauvais câblage » interdit certaines connections, mais les connaissance sur la maladie restent incomplètes » explique le Docteur Patrice Van Amerongen psychiatre et bénévole à l’Unafam. Mais comme le patient est souvent dans le déni de sa maladie, il lui est difficile d’accepter le diagnostic indiquant qu’il souffre d’une désorganisation permanente de la pensée, ajoute-t-il.

Eviter les crises
Pour trouver le meilleur traitement, le médecin sollicite le malade qui va préciser son anxiété, ses idées délirantes et hallucinations. La prescription s’accompagne en général d’une prise en charge psychothérapique individuelle ou de groupe. Les premiers médicaments donnés sont des neuroleptiques ou anti-psychotiques. Ces derniers améliorent les symptômes certes, mais ne guérissent pas. Il est donc primordial pour éviter des crises, autant que possible, de convaincre le patient de bien suivre son traitement. Par ailleurs, les effets secondaires de ces médicaments sont souvent lourds : prise de poids, troubles neuromusculaires ou sexuels. On peut les limiter par un accompagnement diététique ou par quelques conseils d’hygiène de vie, tranquillisants, anti- dépresseurs ou hypnotiques peuvent encore faciliter le sommeil et le retour au calme.

L’accueil en appartement thérapeutique, en centre d’accueil à temps partiel, permet de soulager les familles et rassure les malades, qui peuvent espérer une relative autonomie.

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Mercredi 3 mars 2010 - En cas de souffrance psychique, qui consulter ?

Votre proche souffre d’une maladie psychique, vous êtes vous-même fragilisé par sa souffrance… vous avez décidé de trouver de l’aide auprès d’un spécialiste psychologue, psychiatre, psychanalyste, psycho-thérapeute… Qui aller voir ?

Vous avez décidé d’entamer une thérapie ? Pour vous conseiller, vous pouvez demander à votre généraliste ou simplement à un médecin avec lequel vous vous sentez en confiance.
Plusieurs spécialistes
Le distinguo entre psychanalyste, psychologue ou psychiatre s'appuie sur deux données : la nomenclature de la sécurité sociale et la formation du praticien.

Le psychologue
Les psychologues ont suivi une formation universitaire en psychologie. Ils ont étudié les grandes lois qui régissent le comportement humain (développement de l'enfant, études des relations individuelles avec le système nerveux, etc.).
Cursus : Après une licence et une maîtrise de psychologie, les futurs thérapeutes passent un Diplôme d’Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) de psychopathologie clinique (Bac+5) ou un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) suivi d’un stage dans le milieu professionnel (Bac+5).
Remboursement : Les consultations des psychologues peuvent être prises en charge par la sécurité sociale, à condition de se rendre dans un centre agréé par cette dernière (les centres médico-psychologiques ou CMP) et de bénéficier d'une prescription médicale.

Le psychiatre
Les psychiatres sont des médecins titulaires d'une spécialisation en psychiatrie. Ils sont les seuls à pouvoir prescrire des médicaments.
Cursus : Le psychiatre est diplômé de la faculté de médecine après une spécialisation (Bac+10).
Remboursement : Leurs consultations sont remboursées par la sécurité sociale (hors dépassement d’honoraires).

Le psychanalyste
La formation des psychanalystes, contrairement aux deux précédentes, n'a rien d'académique. Il faut néanmoins qu'ils aient rempli trois conditions : avoir eux-mêmes été analysés, avoir été formés à la théorie analytique par le biais d'associations psychanalytiques, et, enfin, qu'ils soient supervisés dans leur pratique par un "contrôleur", lui-même analyste.
Cursus : Pas de diplôme d’Etat reconnu à moins qu’il ne soit psychiatre de formation de base.
Remboursement : Les consultations des psychanalystes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale1 et le prix des séances est à la discrétion du psychanalyste. Celui-ci en convient souvent avec son patient dès le premier entretien.

Le psychothérapeute
La psychothérapie regroupe un grand nombre de pratiques diverses. Certains psychothérapeutes sont formés au sein d’une école : bioénergie, gestalt-thérapie2... Mais n’importe qui peut se proclamer "psychothérapeute".
Cursus : Pas de diplôme d’Etat reconnu à moins qu’il ne soit psychiatre de formation de base.
Remboursement : Les consultations des psychothérapeutes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Dans tous les cas, pour les consultations de psychanalystes et de psychothérapeutes, il est important de vous renseigner sur les références et les qualifications du spécialiste.

Où trouver son psy ?

Secteur privé
Vous pouvez consulter : des psychiatres - médecins spécialisés en psychiatrie - ils sont habilités à prescrire des traitements médicamenteux (consultations remboursées par la Sécurité sociale) ; des psychologues - titulaires d’un 3e cycle en psychologie, ils exercent une activité de soutien ; des psychanalystes - ils pratiquent la cure psychanalytique après une psychanalyse personnelle approfondie ; des psychothérapeutes - formés dans les écoles reconnues par le SNPPSY1 à Paris, ils pratiquent une thérapie spécifique – Gestalt, PNL2, hypnose, etc. (consultations non remboursées).

Secteur public
Vous pouvez consulter des psychiatres ou des psychologues dans les services psychiatriques des hôpitaux ; dans les CMP, centres médico-psychologiques (adresses dans les mairies) ; au Camus, centre d’aide médico-psychologique universitaire de Strasbourg pour étudiants (consultations gratuites)

SNPPSY : Syndicat national des praticiens en psychothérapie. http://www.snppsy.org/
PNL : Programmation Neuro-Linguistique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_neuro-linguistique


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