Nous avions prévu une excursion en 2008 malheureusement nous avons dû annuler faute de participants (12).
Cette année, nous envisageons, courant du mois de juin, de visiter le "Château des Hohenzollern" en Allemagne.
C'est un cicuit touristique : Freudenstadt, Horb am Neckar, Hechingen.
Le prix, à confirmer, se situera aux alentour de 50 € par personne (voyage, déjeuner, navette et visite guidée du château). La date et l'heure restant à définir.
Avant de nous engager auprès des voyagistes, nous avons besoin de connaître le nombre de participants. Aussi nous vous demandons, si vous êtes intéressé par cette excursion, de vous inscrire soit par téléphone (03 88 65 96 40) soit par mail (unafam67@orange.fr) avant le 20 mars 2010.
Château de Hohenzollern
Château de l'ancienne principauté de Hohenzollern-Hechingen, sur un mont de 855m d'altitude, berceau de l'ancienne famille régnante de Prusse, les Hohenzollern.
Cité au IXème siècle, détruit en 1423 par les villes souabes, rebâti en 1454, il fut occupé à partir de 1650 par les Autrichiens qui achetèrent et conservèrent jusqu'en 1798 le droit d'y mettre éventuellement garnison.
Il a été entièrement reconstruit en 1850 dans le style du XIVème siècle.
Mercredi 3 mars 2010 -Calendrier des groupes de parole
Groupe n° 1 : Docteur FONTAA
à la Maison des Sociétés, 1 rue de la Patrie à Schiltigheim.
Prochaine réunion reportée au mercredi 10 mars 2010 à 19h00
Groupe n° 2 : Docteur LANG
à l'Unafam, 34 route de la Fédération à Strasbourg - Meinau.
Prochaine réunion : lundi 15 mars 2010 à 18h30
Groupe n° 3 : Docteur AMARILLI
à l'Unafam, 34 route de la Fédération à Strasbourg-Meinau.
Prochaine réunion : mercredis 24 mars et 21 avril 2010 à16h45
Groupe n° 4 : Docteur VELASCO
à la Maison des Services de la Communauté de communes de Sarre-Union, 14 rue Vincent d'Indy, 67260 SARRE-UNION
Prochaine réunion : vendredi 26 mars 2010
Groupe n° 5 : Docteur ROMIEUX et Docteur DIVINÉ
au Centre Médico Psychologique, 10 Rue du Général Gouraud à Obernai.
Prochaine réunion : mercredi 24 mars 2010 à 18h00
Groupe n° 6 : Docteur COUJITOU
à l 'Annexe de la Mairie, 5 rue des Casernes à Bischwiller
Prochaines réunions : les mardis 9 mars, 13 avril, 4 mai et 1er juin 2010 à 18h00
Groupe de familles (groupe ouvert)
Résidence "Les Tuileries", 14 rue de Gerstheim à Strasbourg-Neudorf
Prochaine réunion : les jeudis 25 mars, 29 avril, 27 mai et 24 juin de 14h00 à 17h00.
Mercredi 3 mars 2010 -Semaine de la santé mentale.
A l'occasion de la "Semaine de la Santé Mentale", nous avons prévu de projeter le film "Un homme d' exception" au cinéma Amitié à Erstein avec débat autour de la maladie psychique.
Intervenant: Dr Lang, chef de pôle au CHE d'Erstein. Date: le 6 avril 2010 à 19h30. Résumé du film:
En 1947, lauréat d'une bourse, John Nash est reçu à la prestigieuse université de Princeton. Les études qu'entreprend ce génie solitaire n'ont qu'un seul et unique but: trouver le principe révolutionnaire. Son colocataire Charles devient rapidement son ami et le défend envers et contre tous. John parvient ainsi tant bien que mal à mettre au point le théorème qui lui apportera enfin la reconnaissance espérée.
Dans les années 1950, arrogant professeur de renom, il se lie avec l'une de ses étudiantes, Alicia. Constamment épié et traqué, il craque et doit être interné dans un hôpital psychiatrique.
Le diagnostique tombe: il est schizophrène et paranoïaque.
En 2002:
° Oscar du meilleur film
° Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Jennifer Connelly
° Oscar du meilleur réalisateur pour Ron Howard
° Oscar de la meilleure adaptation pour Akiva Goldsmann
D'autre part, dans le cadre de "Tous autour des neurosciences" 2éme édition, un débat sera organisé par l'Inserm, la Société des neurosciences-Neurex, lIFR37 des Neurosciences et le Jardin des Sciences de l'Université de Strasbourg
le samedi 13 mars 2010 à 14h30 au Salon rouge de la résidence Charles de Foucauld 1, rue de la Comédie à Strasbourg
Paranoïa, schizophrénie, maniaco-dépression...ces mots sont passés dans le langage courant. Mais que veulent dire ces troubles et maladies psychologiques ? Quelles en sont les causes? quelles sont leurs évolutions ? Comment les soigner ? Quelles recherches sont en cours pour trouver de nouveaux traitements ?
Avec le Dr Paul Pévet, Directeur de l'IFR Neurosciences de Strasbourg et le Président du réseau Neurex, du Pr Vidailhet, psychiatre aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et médecin -chef à l'unité 666 Inserm et de François Jacob, Président de l'association UNAFAM 67; animé par Nadia Aubin journaliste.
Mercredi 3 mars 2010 -En cas de souffrance psychique, qui consulter ?
Votre proche souffre d’une maladie psychique, vous êtes vous-même fragilisé par sa souffrance… vous avez décidé de trouver de l’aide auprès d’un spécialiste psychologue, psychiatre, psychanalyste, psycho-thérapeute… Qui aller voir ?
Vous avez décidé d’entamer une thérapie ? Pour vous conseiller, vous pouvez demander à votre généraliste ou simplement à un médecin avec lequel vous vous sentez en confiance. Plusieurs spécialistes
Le distinguo entre psychanalyste, psychologue ou psychiatre s'appuie sur deux données : la nomenclature de la sécurité sociale et la formation du praticien.
➢ Le psychologue
Les psychologues ont suivi une formation universitaire en psychologie. Ils ont étudié les grandes lois qui régissent le comportement humain (développement de l'enfant, études des relations individuelles avec le système nerveux, etc.).
Cursus : Après une licence et une maîtrise de psychologie, les futurs thérapeutes passent un Diplôme d’Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) de psychopathologie clinique (Bac+5) ou un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) suivi d’un stage dans le milieu professionnel (Bac+5). Remboursement : Les consultations des psychologues peuvent être prises en charge par la sécurité sociale, à condition de se rendre dans un centre agréé par cette dernière (les centres médico-psychologiques ou CMP) et de bénéficier d'une prescription médicale.
➢ Le psychiatre
Les psychiatres sont des médecins titulaires d'une spécialisation en psychiatrie. Ils sont les seuls à pouvoir prescrire des médicaments.
Cursus : Le psychiatre est diplômé de la faculté de médecine après une spécialisation (Bac+10). Remboursement : Leurs consultations sont remboursées par la sécurité sociale (hors dépassement d’honoraires).
➢ Le psychanalyste
La formation des psychanalystes, contrairement aux deux précédentes, n'a rien d'académique. Il faut néanmoins qu'ils aient rempli trois conditions : avoir eux-mêmes été analysés, avoir été formés à la théorie analytique par le biais d'associations psychanalytiques, et, enfin, qu'ils soient supervisés dans leur pratique par un "contrôleur", lui-même analyste.
Cursus : Pas de diplôme d’Etat reconnu à moins qu’il ne soit psychiatre de formation de base. Remboursement : Les consultations des psychanalystes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale1 et le prix des séances est à la discrétion du psychanalyste. Celui-ci en convient souvent avec son patient dès le premier entretien.
➢ Le psychothérapeute
La psychothérapie regroupe un grand nombre de pratiques diverses. Certains psychothérapeutes sont formés au sein d’une école : bioénergie, gestalt-thérapie2... Mais n’importe qui peut se proclamer "psychothérapeute".
Cursus : Pas de diplôme d’Etat reconnu à moins qu’il ne soit psychiatre de formation de base. Remboursement : Les consultations des psychothérapeutes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.
Dans tous les cas, pour les consultations de psychanalystes et de psychothérapeutes, il est important de vous renseigner sur les références et les qualifications du spécialiste.
Où trouver son psy ?
➢ Secteur privé
Vous pouvez consulter : des psychiatres - médecins spécialisés en psychiatrie - ils sont habilités à prescrire des traitements médicamenteux (consultations remboursées par la Sécurité sociale) ; des psychologues - titulaires d’un 3e cycle en psychologie, ils exercent une activité de soutien ; des psychanalystes - ils pratiquent la cure psychanalytique après une psychanalyse personnelle approfondie ; des psychothérapeutes - formés dans les écoles reconnues par le SNPPSY1 à Paris, ils pratiquent une thérapie spécifique – Gestalt, PNL2, hypnose, etc. (consultations non remboursées).
➢ Secteur public
Vous pouvez consulter des psychiatres ou des psychologues dans les services psychiatriques des hôpitaux ; dans les CMP, centres médico-psychologiques (adresses dans les mairies) ; au Camus, centre d’aide médico-psychologique universitaire de Strasbourg pour étudiants (consultations gratuites)
Mercredi 3 mars 2010 -LE PROGRAMME « PROFAMILLE » ou Comment soulager les aidants familiaux"
Il y avait beaucoup de monde, le vendredi 4 décembre dernier, dans l’amphithéâtre de la clinique psychiatrique aux Hospices Civils de STRASBOURG , réservé spécialement pour permettre d’accueillir les 95 personnes qui ont répondu à l’invitation du Docteur Yann HODÉ , médecin au Centre Hospitalier de ROUFFACH représentant également les usagers en tant que Président de la délégation UNAFAM du Haut-Rhin. La salle de réunion initialement prévue était en effet bien trop petite.
Cette réunion d’information sur le programme "Profamille" a bien évidemment été organisée en étroite concertation avec le Président de l’Unafam 67, Monsieur François JACOB qui s’investit énormément, comme chacun sait, dans l’accompagnement des familles par des entretiens individuels et la mise en place de groupes de parole.
Le but, en quelques mots, de ce programme mis au point par l’Unité de psychiatrie sociale et préventive de l’Université de Laval au CANADA, et qui a débuté en Suisse en 1990, est de permettre aux proches de malades schizophrènes de mieux connaître la maladie, les traitements, les difficultés sociales et relationnelles qu’elle entraîne. Les proches apprennent ainsi à gérer le quotidien, à gérer leurs émotions, et à avoir la meilleure attitude possible.
Des groupes de famille - dits de psycho-éducation - sont constitués et, s’il en existe déjà depuis longtemps dans le Haut-Rhin, un a été formé à STRASBOURG en janvier 2010.
La formation qui représente un cycle de 14 séances hebdomadaires, plus 4 séances sans les animateurs, permet de diminuer de 50 % les dépressions chez les aidants. Les malades eux-mêmes, mieux soutenus, sont moins sujets à rechutes puisque le nombre de rechutes est divisé par deux et les hospitalisations sont réduites.
Notre région a beaucoup de chance puisque "PROFAMILLE" n’est pas encore institutionnalisé dans tous les départements. Mais ainsi que les DNA s’en faisaient l’écho récemment, la souffrance psychique des aidants familiaux devient une préoccupation de santé publique et le débat est porté par la Conférence Régionale de Santé.
Aussi, le Docteur HODÉ espère-t-il que des fonds supplémentaires seront attribués pour permettre la constitution de quatre nouveaux groupes auxquels les familles pourront ultérieurement s’inscrire puisque le groupe de janvier, qui est déjà complet, accueillera même des personnes venant de PARIS. C’est dire le succès de cette formation de soutien pour les familles.
Tout renseignement complémentaire peut être sollicité au numéro suivant : 03.89.78.70.82
Mercredi 3 mars 2010 -Le suivi à la sortie de l'hôpital
Les centres médicaux psychologiques (CMP) sont des unités d'accueil et de coordination des soins. Ils organisent toutes les actions extrahospitalières des équipes soignantes, en les articulant avec les unités d'hospitalisation, en terme de prévention, de diagnostic, et de soins et interventions à domicile (ou en institutions substitutives au domicile). Depuis 1990, le CMP est conçu comme le pivot du dispositif de soins du secteur. Certains CMP sont également habilités à répondre à l'urgence psychiatrique. Ils se dénomment alors centres d'accueil permanence (CAP). La prise en charge à temps complet se compose quasi exclusivement de l'hospitalisation à temps plein. Elle a lieu dans des structures de soins où les patients sont placés sous surveillance 24h/24.
Les autres modes de prise en charge à temps complet sont :
1. le centre de postcure : unité de moyen séjour destinée à assurer après la phase aiguë de la maladie, le prolongement des soins actifs ainsi que les traitements nécessaires à la réadaptation en vue du retour à une vie autonome
2. l'hospitalisation à domicile (HAD) : prise en charge thérapeutique au domicile du patient associé, s'il y a lieu, à des prestations d'entretien nécessitées par l'état de dépendance du malade
3. l'appartement thérapeutique : unité de soins hors de l'hôpital mise à la disposition de quelques patients pour une durée limitée. Il vise à permettre au patient de mener une vie normale autant que possible, mais nécessite néanmoins le passage quotidien de personnels
4. l'accueil familial thérapeutique : placement dans des familles d'accueil des patients de tous âges, pour lesquels le maintien ou le retour à domicile ou dans leur famille ne paraît pas souhaitable ou possible.
Les prises en charge à temps partiel :
1. l'hôpital de jour prodigue des soins intensifs durant la journée, un ou plusieurs jours par semaine
2. l'hôpital de nuit consiste en une prise en charge thérapeutique de fin de journée et une surveillance médicale de nuit voire en fin de semaine
3. les centres d'accueil thérapeutiques à temps partiel (CATTP) dispensent des activités thérapeutiques et occupationnelles (activités artisanales, artistiques ou sportives) ayant pour but de favoriser la reconstruction de l'autonomie et la réadaptation sociale
4. les ateliers thérapeutiques fournissent des activités thérapeutiques (comme l'ergothérapie) et occupationnelles.
A côté de ces structures sanitaires, il existe des dispositifs médicaux-sociaux :
1. les foyers d'accueil médicalisés : ils accueillent des adultes gravement handicapés mentalement ou physiquement, qui ont besoin de l'assistance d'une tierce personne, ainsi que d'une surveillance et des soins constants
2. les maisons d'accueil spécialisées en psychiatrie (MAS) : elles reçoivent des adultes atteints d'un handicap moteur, intellectuel ou somatique grave, n'ayant pu acquérir le minimum d'autonomie et dont l'état nécessite une surveillance médicale et des soins constants
3. le service d'accompagnement médico-social des adultes handicapés (SAMSAH) : ce sont des structures de proximité en milieu ouvert. Ils proposent une assistance ou un accompagnement pour tout ou partie des actes essentiels de la vie.
Mardi 2 mars 2010 -Salon des Associations
La Maison des Associations (MDAS ) et la ville de Strasbourg vous invitent à participer au prochain salon des associations qui aura lieu les 25 et 26 septembre 2010, dans le parc de l'Orangerie.
Ce salon permet aux associations de se rencontrer et de se faire connaître du grand public.
Le salon 2010 innove en quittant le "Hall 20" d'exposition du Wacken et en s'installant dans un nouveau lieu, l'Orangerie et en développant une nouvelle dynamique avec des animations plus interactives et diversifiées grâce à:
° Prés de 300 stands sous chapiteaux dans l'allée centrale de l'Orangerie
° Un espace de restauration et conférence au Pavillon Joséphine
° Un espace animations enfants au niveau de l'aire du jeu
° 2500m² d'animations sportives dans l'aire de jeu
° 3 scènes (deux au niveau du pavillon Joséphine, une au niveau de l'aire de jeu) avec des spectacles, des démonstrations, des conférences, etc...
Mardi 3 novembre 2009 -DOSSIER: L'hospitalisation à la demande d'un tiers (ou HDT)
En introduction sont présentés deux témoignages d'adhérents qui rappellent les difficultés auxquelles les familles sont confrontées lorsqu’elles se trouvent dans la nécessité de faire hospitaliser un proche, trop souvent dans l’urgence, et sans aide.
Les articles qui suivent montrent à quel point l’expérience vécue par telle ou telle famille rencontre l’expérience des autres, soulève un certain nombre de questions et révèle les failles du système de prise en charge.
Les difficultés se situent à deux moments cruciaux :
• celui de la décision à prendre, quand il s’avère nécessaire de demander de l’aide et de faire hospitaliser un proche
• celui de la mise en œuvre de cette décision et de la prise en charge d’urgence.
DEUX HDT DIFFICILES
Nous habitons à la campagne (1). Notre fille habite seule, pas loin de chez nous. Elle est dépressive et a fait plusieurs tentatives de suicide.
Un samedi soir, vers 22h, elle était en crise. Elle avait pris de l'alcool, peut-être avec des médicaments. Nous avons appelé le 15, qui nous a orientés vers le médecin de garde. Il est passé à la maison et a appelé l'ambulance et les gendarmes. Nous avons signé une demande d'hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT), mon mari et moi.
Une heure plus tard, l'hôpital nous appelle pour dire que notre fille est bien arrivée. Elle avait déjà été dans ce pavillon, donc ils la connaissaient.
A notre grand étonnement, le dimanche à 13h, notre fille était sortante et nous téléphonait pour qu'on aille la chercher. Nous avons expliqué la nécessité de l'hospitalisation. Rien à faire. Le papier de sortie était déjà signé ! Retour à la maison, sans nouveau traitement !
Deux mois plus tard, un samedi soir vers 20h30, nouvelle crise. Nous appelons le 15, précisant que notre fille a pris de l'alcool et des médicaments, qu'elle est violente. Réponse : « On ne va pas se déplacer pour ça. » Je précise qu'elle est un danger pour elle et pour nous (indiquant ses antécédent psychiatriques) et qu'il faut faire une HDT. 25 minutes plus tard, le coordinateur me rappelle pour des précisions, et sur mes supplications décide de faire intervenir le médecin de garde. Une heure après, il vient chez nous et demande si la patiente est d'accord pour aller à l'hôpital psychiatrique ! Je lui réponds que l'HDT est sur demande d'un tiers car la personne n'est plus en mesure de décider. Le médecin téléphone à une ambulance et aux gendarmes, et veut partir.
Nous lui rappelons que la malade est seule et que les secours ne sont pas encore arrivés, donc il l'abandonne...
Nous lui disons que les parents doivent également signer. Il pense que ce n'est plus important, nous insistons. Finalement, sur ses indications, nous signons sur le certificat qu'il venait de remplir (2). Cela nous a étonné qu'il nous ait permis de signer son certificat ! Et pourtant ce n'est pas un médecin débutant...
Le lundi matin, ayant un doute sur la validité de notre signature, nous avons averti le service hospitalier et signé une nouvelle demande en règle, grâce à l'intervention d'un psychiatre que nous connaissons.
A cause d'une HDT non conforme, tout ce stress, cette souffrance, cette angoisse, n'auraient servi à rien !
(Une adhérente)
- (1) où les services d'urgence sont assurés par le médecin et l'ambulance de garde, la gendarmerie et les pompiers
- (2) premier certificat médical requis par la loi de 1990.
« HDT RATÉE » ET « HDT RÉUSSIE »
Notre fille, après 10 ans déjà de troubles que nous ne comprenions pas (anorexie entre autres), était devenue violente et très agressive. Elle voulait nous fracasser la tête contre le mur disait-elle ! Ne sachant pas comment procéder, il est vrai, je lui dis : « si tu continues, j’appelle le Samu… » Je le fais. Elle s’enferme dans la salle de bains et appelle la police…
Les deux services concernés arrivent, la police en premier, qui comprend que notre fille n’a pas toute sa tête… Nous sommes dans la rue, elle hurle et gesticule en nous insultant, en ameutant le voisinage… Le jeune médecin du Samu arrive sur les lieux, notre fille devant elle contrôle ses émotions et lui apparaît toute sereine à ce moment-là. Le médecin vient vers nous et nous dit qu’elle ne l’hospitalisera pas.
Nous voila remis en place devant notre fille, sans avoir fait de demande d’hospitalisation.
Sans façons, le Samu et la police repartent.
Echec total !
.../...
Les années passent. Elle a été suivie entre temps par un psychiatre libéral qu’elle a choisi et qui ne communique surtout pas avec nous.
Mais un jour, alors qu’elle nous harcèle à nouveau de toute son agressivité depuis plusieurs semaines déjà, nous tentons de le joindre par téléphone, en vain, plusieurs fois… et la dernière est la bonne. Il nous répond qu’elle est en décompensation depuis bientôt trois mois (elle lui a dit qu’elle ne prenait plus ses médicaments) et que nous devrions nous attendre à un clash prochainement. Surpris par sa réponse, nous lui demandons de nous aider à la faire emmener par le Samu. Il accepte, après notre insistance, de nous établir une attestation médicale spécifiant « maladie bipolaire », qu’il nous fait parvenir par courrier. (C’est la première fois que nous avons une idée de sa maladie psychique.)
Nouvelle crise… Nouvelle tentative…
Je lui dis, encore une fois, malheureusement, que je vais appeler le Samu. Pour nous parents, c’est très dur de déclencher l’HDT, de prendre le téléphone, etc. Nous n’arrivons pas à nous résigner. Alors elle s’enferme à nouveau dans la salle de bains ; nous ne pouvons pas physiquement l’en empêcher. Le Samu arrive, nous présentons le certificat du psychiatre au médecin du Samu, j’écris et je signe la demande d’HDT… et après avoir longuement parlementé avec elle, elle ouvre la porte et se montre. Ils réussissent à la convaincre de l’emmener.
Mais elle revient huit jours après, comme si de rien n’était…
.../...
Le temps a passé, bien des années encore… et nous avons enfin réussi à rencontrer une écoute. Lors d’une conférence publique animée par l’Unafam, désemparés que nous étions, nous avons pu nous entretenir à la fin avec le président, qui nous a proposé de participer à un groupe de parole. Nous avons dit oui tout de suite… et au bout de trois réunions, stimulés par le groupe, nous avons crié notre désarroi. Finalement, soutenus moralement par les participants, parents comme nous, par le psychiatre qui l’animait et par le président, nous avons décidé de faire hospitaliser notre fille une nouvelle fois.
La marche à suivre nous avait été tracée. Nous avions rencontré le chef de service du centre hospitalier du secteur qui devait accueillir notre fille et il nous avait préparé à l’épreuve de la prochaine HDT.
A l’époque, elle sortait des nuits entières avec sa voiture, complètement décalée. Elle était en danger, elle vivait une phase délirante, nous avions peur pour sa vie même ; elle perdait ses papiers et risquait de s’acoquiner avec n’importe qui… Le médecin du centre hospitalier nous avait dit de décider du meilleur moment pour la faire hospitaliser. « Vous appelez le Samu et vous me prévenez. » Sa place était réservée… Et il avait ajouté, « si vous n’arrivez pas à soulever le téléphone, appelez-moi je le ferai à votre place ». Le centre hospitalier était au courant, prêt à la recevoir.
Encouragés ainsi, nous choisissons un matin où, épuisée après une nuit passée à l’extérieur, elle dort dans sa chambre. L’équipe du Samu et des policiers viennent la cueillir au pied du lit pour l’emmener… L’infirmière appelle le Centre hospitalier et le transfert se fait.
Ainsi notre fille, pour la première fois depuis 15 ans environ, a été soignée pendant six semaines. Nous avons pu rencontrer régulièrement les psychiatres du centre hospitalier et préparer sa sortie.
Grâce à l’Unafam nous avons enfin réussi à être entendu, compris et considérés non pas comme des « coupables » voulant interner notre fille, mais comme des parents, des proches à bout de souffle et terrorisés, anesthésiés par sa souffrance, ses effets pervers et dévastateurs, qui voulions simplement la mettre hors de danger !
Merci d’avoir décelé notre désarroi et de nous avoir boostés en mettant sur notre chemin des personnes volontaires et compétentes (tant dans l’administration que dans les services hospitaliers).
(Un couple de parents adhérents)
UNE DÉCISION DOULOUREUSE: FAIRE HOSPITALISER UN PROCHE
La souffrance de la personne psychotique est sans doute la plus grande souffrance qui soit, la plus insondable. Le terme de douleur est certainement plus approprié que celui de souffrance, car la douleur envahit tout ; la personne ne peut pas dire « je souffre », « j’ai mal », pour demander du secours. L’angoisse est terrifiante car le sujet se sent disparaître. Dans les pires moments, incapable de bouger ou de parler, il voit arriver l’anéantissement imminent, et cela peut durer des jours et des jours.
Par rapport à ces états, le délire est une tentative de guérison car le sujet qui se sent visé, voire persécuté, essaie de trouver les mots pour dire la démesure de son expérience. On pourrait dire aussi que le délire est une tentative de construction.
La coexistence avec le patient ne sera pas pour autant facilitée. L’entourage ne pourra que difficilement éviter l’angoisse, en réaction à l’angoisse de l’autre. Il fera aussi l’expérience de son impuissance. Personne n’en sortira indemne.
Celui des proches qui supporte le moins mal la situation, et qui se sent en mesure de le faire, doit tenter de convaincre le patient qu’il ne peut demeurer dans cet état. Quelque part, la personne en souffrance psychique sait qu’elle délire, mais ne veut pas en entendre parler. Il sera forcément difficile de la convaincre du bénéfice qu’elle pourra tirer d’une hospitalisation (beaucoup n’y croient pas et protestent contre un enfermement qu’elles considèrent comme arbitraire). Les proches, devant la difficulté d’obtenir l’adhésion du patient, devant les difficultés administratives (destinées bien sûr à éviter les abus), finissent par douter de la nécessité d’une hospitalisation, gardent le patient avec eux, même quand la situation devient très difficile et que des débordements sont presque inévitables (surtout en cas d’arrêt de prise de médicament).
Bien sûr il est plus que souhaitable que le patient demeure autant que possible dans son cadre de vie, mais il y a des moments où il a besoin d’être protégé de ce qui le déborde, ainsi que son entourage.
Quand il n’est pas possible d’obtenir l’accord du patient et qu’il faut recourir à l’hospitalisation à la demande d’un tiers, les familles doivent être persuadées que cette exigence ne témoigne pas seulement de leur difficulté, normale, à faire face, mais également de leur sollicitude vis-à-vis de la douleur de leur proche.
Reste que l’hospitalisation à la demande d’un tiers apparaît trop souvent comme un parcours du combattant et une véritable épreuve (Samu, police etc).
(Extrait d’un article de L’encyclopédie de la vie de famille « les symptômes qui doivent alerter chez l’adulte »)
COMMENT PROCÉDER À UNE HDT
« Il est des moments dans la vie du malade où son état nécessite une hospitalisation même sans son consentement afin qu’il reçoive des soins permettant d’assurer sa survie psychique et même physique, ainsi que celle de son environnement ».
Conditions médicales : « une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être hospitalisée sans son consentement sur demande d’un tiers que si :
- ces troubles rendent impossibles son consentement
- son état impose des soins immédiats assortis d’une surveillance constante en milieu hospitalier.
L’hospitalisation en HDT est la résultante d’une procédure en trois étapes :
Première étape : présentation de la demande d’admission :
- soit par un membre de la famille du malade,
- soit par une personne susceptible d’agir dans l’intérêt du malade. Cette personne peut être le tuteur ou le curateur ; sont exclus les personnels soignants des établissements d’accueil mais le personnel social n’est pas exclu .
Cette présentation doit être manuscrite et signée par la personne qui la formule.
Deuxième étape : les conditions médicales doivent être attestées par
- deux certificats médicaux datés de moins de 15 jours , dont un émanant d’un médecin extérieur à l’établissement ;
- en cas de « péril imminent » pour la santé du malade, le premier certificat n’est pas exigé. Un seul certificat suffit, qui peut émaner d’un médecin exerçant dans l’établissement d’accueil.
A NOTER que le premier certificat peut être délivré par le médecin du Samu ou le médecin des pompiers.
Troisième étape : la décision d’admission en HDT
Elle est prise par le Directeur de l’établissement. Il vérifie la légalité de la procédure.
• à condition qu’il connaisse le malade.
• elle est rédigée selon un modèle que les services d'urgence devraient être en mesure de fournir à la famille. S'il n'est pas possible de rédiger la demande d'HDT au moment du départ du malade pour l'hôpital, on peut le faire dans les heures qui suivent son arrivée, à tête reposée.
• cela veut dire que le certificat peut être établi quelques jours avant l’hospitalisation effective. Il est ainsi possible de « préparer » l’HDT.
OÙ SE SITUENT LES DIFFICULTÉS ? À DIFFÉRENTES ÉTAPES...
Dans le cas de l’appel d’urgence :
Le coordonnateur qui reçoit l’appel peut ne pas mesurer la gravité de la situation. Malgré l’émotion et le stress subis, les proches ont intérêt à se préparer à cet appel, de façon à préciser les symptômes de la crise, les antécédents psychiatriques s’il y a lieu, les risques encourus (agressivité ou danger pour le patient et pour autrui, notamment).
Le médecin généraliste appelé en urgence semble trop souvent méconnaître la maladie mentale et n’est pas toujours en capacité, dans le moment de sa visite, d’apprécier la gravité d’un état que la famille a vu se développer jusqu’à l’insoutenable.
Il peut être également sensible à l’absence de consentement du patient et en rester à une position rigide sur ce point. Les familles sont bien placées pour savoir que les états les plus graves sont aussi ceux où leur proche refuse les soins. On peut comprendre que le médecin ne veuille pas faire hospitaliser abusivement : il faut donc, à cette étape également, expliquer les symptômes et faire valoir les risques.
Dans le cas d’urgences psychiatriques, le médecin doit tenir compte de la famille. Si, même en cas de crise, il préfère éviter l’hospitalisation, il ne peut le faire que si la famille est d’accord. Il faut bien savoir que dans ces situations, le passage par l’hôpital sécurise aussi bien le patient que ses proches, et qu’il permet de mettre en place un traitement ou de renouer avec les soins.
Le transport vers l’hôpital est une autre source de difficulté. Une fois que le médecin a décidé l'hospitalisation, le transport peut se faire sous contrainte. Il est évident qu’il est préférable de ne pas en arriver là. Les familles, les équipes médicales sont souvent très démunies pour réussir à conduire à l’hôpital la personne malade. La coordination des équipes médicales (Samu, par exemple) avec la police ou les gendarmes est indispensable, de façon à pratiquer la persuasion plutôt que la coercition. L’expérience montre que, si tout le monde est d’accord, le patient se laisse emmener, soulagé sans doute, étant donné l'angoisse dans laquelle il se débat, par l’unanimité de la prise en charge.
Dans l’état actuel des choses, la famille a donc intérêt à essayer de coordonner l’intervention médicale et le transport vers l’hôpital (ce qui devrait l’être à un autre niveau, par la coordination des différents acteurs ou par la création d’une équipe mobile de prise en charge des urgences). En effet, les échecs subis risquent d’être autant d’obstacles à l’acceptation des soins.
Mardi 3 novembre 2009 -Commission départementale des hospitalisations psychiatriques (CDPH)
Les familles de patients sont représentés dans cette commission par Mme COLBURN.
Cette institution a été créée par la loi du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d’hospitalisation. Cette commission est considérée comme un moyen supplémentaire de contrôle a posteriori des conditions d’hospitalisation. Elle complète ou plutôt supplée au contrôle et aux investigations des autorités administratives et judiciaires jugées insuffisantes.
1. Rôle
« La commission des hospitalisations psychiatriques est chargée d’examiner la situation des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux au regard du respect des libertés individuelles et de la dignité des personnes. »
La compétence de la CDHP est limitée aux établissements situés dans son département.
2. Composition
Sa composition a été modifiée par la loi du 4 mars 2002 (en gras ce qui a changé).
Elle comprend théoriquement 6 membres (en gras ce qui a changé) :
- 2 psychiatres,
- 1 médecin généraliste (il peut être salarié, libéral ou à la retraite) ;
- 1 magistrat désigné par le premier président de la cour d’appel ;
- 2 représentants d’associations agréées respectivement de personnes malades et de familles de personnes atteintes de troubles mentaux.
Le Préfet arrête la liste des membres. C’est-à-dire que les personnes sont nommées par arrêté préfectoral. Le mandat des membres est de 3 ans, renouvelable une fois, exceptés pour les représentants des usagers qui sont nommés pour 1 an à compter de la date de leur nomination.
3. Incompatibilités
Les membres de la commission ne peuvent être membres du conseil d’administration d’un établissement accueillant les personnes atteintes de troubles mentaux dans le département.
Les membres de la commission ne peuvent participer à l’examen de la situation d’une personne parente ou pour laquelle ils ont signé une demande d’hospitalisation.
4. Missions
1. Est informée de toutes les hospitalisations sous contrainte (admission, renouvellement, levée d’hospitalisation)
2. établit un bilan de l’utilisation des procédures d’urgence
3. examine « en tant que de besoin » la situation des personnes hospitalisées et obligatoirement les HDT au-delà de 3 mois
4. saisit, en tant que de besoin, le préfet ou le procureur de la République de la situation des personnes hospitalisées
5. visite les établissements, reçoit les réclamations des personnes hospitalisées ou de leur conseil, vérifie le registre
6. adresse chaque année le rapport de son activité au préfet et au procureur de la République et le présente au CDSM
7. peut proposer au président du tribunal de grande instance d’ordonner la sortie immédiate de l’établissement de toute personne hospitalisée sans son consentement ou retenue dans un établissement habilité par le préfet
8. la loi du 4.03.02 lui a confié la tâche nouvelle et délicate d’arbitrer les conflits sur la communication aux usagers des dossiers médicaux dans le cadre d’une HDT ou d’une HO lorsque la personne a demandé à consulter son dossier médical sans l’intermédiaire d’un médecin. Une circulaire détaille cette nouvelle compétence. Elle insiste sur le caractère exceptionnel de cette disposition. La présence médicale doit être liée à des « risques d’une gravité particulière ». L’avis de la CDHP « doit être motivé au regard de la gravité de risques que la connaissance des informations pourrait faire courir à la personne ».
5. Fonctionnement
La CDHP se réunit une fois par trimestre sur convocation de son président. Un procès-verbal est rédigé. Des rapporteurs peuvent être désignés pour des missions. Le secrétariat de la CDHP est assuré par un ou plusieurs agents de la DDASS. Il peut être créé un traitement informatisé des informations (logiciel dédié).
Les membres de la commission reçoivent des indemnités forfaitaires.
Mardi 3 novembre 2009 -Bibliothèque de Prêt au bureau de l'UNAFAM
Une quarantaine d'ouvrages est à votre disposition, autour de différents thèmes :
- les troubles psychiques
- les difficultés des adolescents
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- la réhabilitation sociale
Vous pouvez venir les emprunter le mardi entre 14h et 16h30 . Il est tout de même conseillé de s’annoncer par téléphone.